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Presse : Dépêche AEF, 23 avril 2010

Dépêche AEF, 23 avril 2010

avec l'aimable autorisation de l'AEF, www.aef.info

Dépêche n°130973, Paris, Vendredi 23 avril 2010

L'Université de Marne-la-Vallée sait "définir clairement ses priorités stratégiques dans le secteur de la recherche " (Aeres)

" L'UPEMLV apparaît comme une université dynamique, encore en devenir, qui sait définir clairement ses priorités stratégiques dans les secteurs de la recherche et de la formation, et qui parvient à nouer des relations constructives avec son environnement local. Sa politique volontariste lui a permis de présenter un dossier solide et convaincant pour le passage aux RCE » au 1er janvier 2009. C'est l'avis de l'Aeres dans son rapport d'évaluation de l'université daté de mars 2010, et récemment mis en ligne. Autre point fort selon l'agence, sa « politique partenariale très affirmée dans le cadre du PRES Université Paris-Est en matière de recherche et de formation doctorale, avec la mise en cohérence des thématiques de recherche du PRES avec celles de l'université et avec les formations doctorales. »

Elle regrette néanmoins que ce passage aux RCE « ne se soit pas accompagné des moyens nécessaires au bon fonctionnement de l'autonomie », en termes de personnel notamment, et met en garde l'établissement contre « le risque d'enfermement dans une logique managériale, coupée de la base universitaire ». L'Aeres insiste aussi sur « le faible niveau de l'internationalisation » de l'université et « l'absence de stratégie élaborée en dehors du PRES ». Au terme de son travail, l'agence recommande à l'université de réaliser « d'importants efforts pour renforcer l'implication de l'établissement dans les pôles de compétitivité, optimiser la communication et accroître la lisibilité de la formation au niveau L. » Le comité d'évaluation était présidé par Franck Neveu, professeur des universités (Université de Caen). L'évaluation a eu lieu en mai 2009.

L'université de Marne-la-Vallée, dénommée université Paris-Est Marne-la-Vallée depuis son rattachement au PRES Université Paris-Est en 2007, appartient à la génération des universités nouvelles d'Île-de-France. Ce PRES a reçu le label « campus prometteur » dans le cadre de l'opération campus. L'UPEMLV est un établissement pluridisciplinaire hors santé structuré en treize composantes qui regroupe 10 600 étudiants.

Dans sa réponse à l'Aeres, Francis Godard, président de l'UPEMLV, souligne que « l'optimisation des moyens pour conduire la politique » de l'université a été rendue « indispensable » par le passage aux RCE qui ne s'est « pas accompagné des moyens nécessaires au bon fonctionnement de l'autonomie », écrit-il en reprenant les termes du rapport.

 

Voici les principaux éléments du rapport de l'Aeres sur l'UPEMLV.

 

GOUVERNANCE. « Les choix stratégiques de l'UPEMLV en matière de gouvernance sont cohérents avec les projets de l'établissement, qui requièrent un exécutif fort et une centralisation affirmée et efficace pour pouvoir être menés à bien », note l'Aeres. Pour ne pas « se couper de sa base universitaire », l'université doit « accroître les échanges d'informations autour de la construction du PRES, des enjeux de cette construction pour la recherche, la valorisation, la formation, les ressources humaines et la politique budgétaire ». Concernant le manque de moyens liés au passage à l'autonomie que l'Aeres juge « dommageable », le rapport estime qu' « une réflexion de la direction sur les conditions d'adaptation des personnels au changement de statut doit être engagée ».

Concernant le pilotage de l'université, Francis Godard, président de l'université reconnaît que « le rôle du bureau, dans son périmètre actuel, ne paraît complètement évident dans la mesure où le CS et le Cevu ont vu une montée en puissance de leurs rôles respectifs, pour préparer les décisions du CA ».

 

BUDGET. Il se caractérise par des ressources propres « très élevées » (plus de 30 millions d'euros) grâce à l'apprentissage, la formation continue et la taxe d'apprentissage. « Une partie de ces financements est reversée aux composantes, après prélèvement pour paiement des heures d'enseignement par les services centraux et prélèvement d'un BQE (bonus qualité enseignement) qui finance essentiellement des actions transversales ». Le PRES est là aussi « très présent », l'agent comptable de l'université étant également celui du PRES.

 

GRH. Les 564 enseignants-chercheurs sont affectés non pas dans les composantes mais dans les unités de recherche, « disposition qui pose problème pour 27 d'entre eux qui ne sont pas rattachés à un laboratoire contractualisé, et qui se voient affectés, par défaut, à un laboratoire blanc », relève l'Aeres. « Les autres enseignants sont affectés dans les instituts et UFR et gérés par les directeurs de composantes. La politique très volontariste de la direction entraîne un sur-service pour beaucoup d'enseignants, sur-service gèré dans le cadre d'un compte épargne heures sous la surveillance de la direction. »

 

FORMATION. Concernant le pilotage de la formation, l'Aeres juge nécessaire « d'harmoniser l'évaluation des enseignements, de clarifier la démarche d'évaluation des formations, en y associant davantage le Cevu ». Elle estime également qu'une « réflexion en liaison avec le PRES sur la recomposition des composantes » permettrait « d'accroître l'homogénéité et l'efficacité de l'offre ». La récente évaluation par l'Aeres des formations de niveau licence souligne « un problème de lisibilité des licences générales dans l'offre globale, avec une difficulté de pilotage liée notamment à une moins grande attention portée aux licences générales ». L'agence salue le « développement important des formations professionnalisantes, appuyé sur l'apprentissage et la formation continue ».

« Nous avons d'ores et déjà commencé à faire notre profit des recommandations du rapport en matière de lisibilité de notre offre de formation. Nous ne manquerons pas d'en tirer les enseignements propres à renforcer le dynamisme de notre université dans le cadre du PRES », avance Francis Godard, président de l'UPEMLV, dans sa réponse au rapport.

 

ÉVALUATION. En matière de démarche qualité, le rapport recommande à la direction de l'université « d'intervenir dans le travail d'évaluation pédagogique, en aidant à sa structuration, sans remettre en cause la dynamique interne aux composantes. » L'organisme d'évaluation affirme que « l'évaluation quadriennale des formations mériterait d'être intégrée de manière plus visible à la démarche d'auto-évaluation, préparatoire à la construction de la nouvelle offre de formation et que le rôle du Cevu devrait être renforcé dans plusieurs domaines (évaluation des enseignements, des formations, développement des Tice…). »

 

RECHERCHE. L'université se trouve « engagée dans un processus d'évolution rapide en raison du PRES qu'elle a largement contribue à créer, afin de former un ensemble visible au plan national et international », note le rapport qui juge qu'elle « doit se positionner désormais pleinement dans ce nouvel espace commun de recherche et de formation, en faisant valoir ses propres forces et en valorisant ses propres ressources, tout en tenant compte de celles de ses partenaires. »

Parmi ses points forts, l'Aeres relève notamment « la mise en cohérence des thématiques de recherche du PRES avec celles de l'université et avec les formations doctorales », la « restructuration de la recherche, qui a permis de dégager les points forts et les alliances à développer », « un solide partenariat avec des établissements du site, « un travail de définition des critères bibliométriques pour mesurer la production scientifique » ou encore « une croissance de la recherche contractuelle », réalisée grâce à l'appui du Saic (service d'activités industrielles et commerciales).

Les points faibles en matière de recherche concernent entre autres l'insuffisance des forces de recherche en personnel et de la « valorisation des résultats de la recherche », la participation à l'espace européen de la recherche qui « reste à construire ». « L'université devra veiller à ce que la gouvernance de la recherche reste lisible pour les différents acteurs du domaine (…). Le travail de simplification des strates de responsabilités devra être poursuivi afin de permettre une lecture plus claire du dispositif », observe l'Aeres. Par ailleurs, « il conviendrait de mieux valoriser l'importance de l'université dans le tissu socio-économique de l'Est francilien ».

 

VALORISATION. La performance du Saic, la mise en place par le PRES d'un interlocuteur unique et robuste pour les contractants, « qui a un impact très positif vis-à-vis des industriels et au niveau des programmes européens », et une politique financière très incitative en matière d'activités contractuelles pour les laboratoires, sont « d'indéniables points forts de la stratégie de l'UPEMLV en matière de valorisation », selon le rapport. Cependant, l'implication de l'université est réduite dans les pôles de compétitivité » et les contrats européens sont « limités ». L'UPEMLV doit « poursuivre activement l'intégration de ses activités de recherche dans le PRES, développer des actions partenariales dans le secteur SHS, encourager le développement de plates-formes technologiques permettant de porter les résultats de la recherche à la connaissance des PME », affirme l'Aeres.

 

INTERNATIONAL. L'Aeres déplore « le faible niveau de l'internationalisation » de l'université, « le faible taux de mobilité entrante et sortante des étudiants », « l'absence d'une politique d'incitation à la mobilité des enseignants-chercheurs », « l'absence de stratégie élaborée en dehors du PRES » ou encore « la faible visibilité au niveau de l'établissement des axes de coopération ». « Le transfert de la responsabilité des relations internationales au PRES ne dispense pas l'établissement de mener une politique cohérente de mobilité et d'échanges ». Le poste de vice-président aux relations internationales a en effet été supprimé en 2007, au profit du PRES.

 

VIE ÉTUDIANTE. Le rapport souligne « l'efficacité et la forte implication du service de la vie étudiante (SVE), les efforts budgétaires consentis par l'établissement » et « le dynamisme des associations et des syndicats étudiants ». En revanche, l'Aeres déplore « l'absence d'un responsable exécutif chargé de définir la politique de l'établissement en matière de vie étudiante » et conseille à l'université de « se donner les moyens de créer une vie de campus au service du développement du sentiment d'appartenance. »

 

Consulter le rapport AERES mars 2010

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