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Presse : Des chercheurs de l'UPEM mettent au point des techniques innovantes pour dépolluer l'air et l'eau

Des chercheurs de l'UPEM mettent au point des techniques innovantes pour dépolluer l'air et l'eau

 

Lors de la Fête de la science le 10 octobre dernier, de nombreux lycéens et collégiens se pressaient aux portes de l’Université pour découvrir la science dans tous ses états.

 

Ce fut l’occasion pour Yamin Leprince, Professeure des universités dans le domaine des nanomatériaux pour l’énergie et l’environnement, de leur faire découvrir son domaine de recherche : les propriétés semi-conductrices et piézoélectriques des nanostructures de l’oxyde de zinc.

 

Kézako ?

 

Ne vous laissez pas impressionner par le nom obscur de ces matériaux ; ces derniers sont en réalité des sortes de tout petits pièges mis à contribution par l’équipe de recherche de Yamin Leprince au sein du laboratoire ESYCOM, qui développe des techniques innovantes permettant de dépolluer l’air et l’eau.

 

Yamin Leprince à la Fête de la Science 2018,
Professeure des universités dans le domaine des nanomatériaux pour l’énergie et l’environnement.

 

Un petit bout d’oxyde de zinc, une grande avancée environnementale


Ces morceaux d’oxyde de zinc de tailles nanométriques, soit de l’ordre de 10-9 mètre (appelés nanostructures) possèdent des propriétés photocatalytiques qui peuvent être activées par la lumière UV présente dans le rayonnement solaire. Une fois activées, les nanostructures de l’oxyde de zinc vont adsorber (= fixer à leur surface) les colorants, les pesticides, certains engrais, les virus, les bactéries, etc. pouvant se trouver dans l’eau, ou encore certains agents chimiques ou pathogènes présents dans l’air, et vont minéraliser (transformer en eau, dioxyde de carbone, etc.) ces polluants.

 

Exemple du processus d’adsorption et minéralisation de deux colorants, le bleu de méthylène et l’azorubine.

 

Pour résumer, grâce à ces nanomatériaux ainsi qu’aux précieux scientifiques qui en font bon usage, il sera bientôt possible de dépolluer l’air et l’eau.

Nul besoin d’être grand savant pour comprendre l’importance et l’impact que pourront avoir ces recherches dans un futur proche. De fait, de grandes entreprises ont flairé les potentialités immenses de ces travaux ; le contrat doctoral de Marie Le Pivert, l’une des doctorants de Yamin Leprince, est financé par le projet de recherche « I-Street », qui engage les entreprises Eiffage et Total, ainsi que l’IFSTTAR .
Cette dernière travaille en effet sur la dépollution de l’air à grande échelle – sujet porteur s’il en est. L’autre doctorant de Yamin Leprince, Nathan Martin, travaille sur la dépollution de l’eau à petite échelle en utilisant des nanofils d’oxyde de zinc, toujours par leurs propriétés photocatalytiques.

 

Cellules microfluidiques avec nanofils d’oxyde de zinc intégrés.

 

Rappelons qu’à l’origine de 9 millions de décès en 2015, la pollution serait aujourd’hui la plus grande cause de maladies et de décès prématurés. Ces deux jeunes chercheurs, grâce à leurs travaux, pourraient donc bien trouver des clés permettant de réguler cet enjeu de santé publique.

 

   

À gauche : Marie Le Pivert, doctorante au sein de l'équipe de recherche en nanomatériaux ; à droite : Nathan Martin, également doctorant au sein de l'équipe de recherche de Yamin Leprince.

 

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