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Interview avec Hervé Defalvard
Interview

A l'occasion de la Journée de l'Economie Sociale et Solidaire (ESS) qui s'est tenue le 28 septembre dernier à l'Université, nous sommes allés à la rencontre de Hervé Defalvard, son instigateur. Zoom sur cette Journée, ses objectifs et plus largement sur la Chaire d'Economie Sociale et Solidaire en six questions.

Pourriez-vous vous présenter et nous rappeler vos fonctions ?
HD : Je suis Maître de conférences en Economie à l'Université Paris-Est Marne-la-Vallée, ma seconde Université après celle de Nanterre. J'enseigne ici depuis 1995, cela fait donc de nombreuses années que je suis dans les murs.

Cette Journée a été créée à l'initiative de la Chaire d'Economie Sociale et Solidaire, pourriez-vous nous raconter en quelques mots la genèse de cette Chaire ?
HD : La Chaire d'Economie Sociale et Solidaire a été imaginée il y a environ six ans, et il a fallu trois années pour la faire naître au sein de notre Université. La Chaire est donc sur pied depuis février 2010. Cela nous a pris du temps car il n'existait pas encore de modèle duquel nous pouvions nous inspirer. De plus nous souhaitions une Chaire partenariale, c'est-à-dire qui intègre des partenaires privés et institutionnels qui participent au développement de formations et de la recherche autour de l'économie sociale et solidaire.

Quels partenaires comptez-vous aujourd'hui parmi vos membres ?
HD : Les partenaires de la Chaire sont des structures de l'économie sociale et solidaire naturellement. Nous avons voulu des partenaires qui réunissent toutes les familles de cette économie bien spécifique. Ainsi nous comptons parmi nos membres des mutuelles telles que l'UGEM, la mutuelle Chorum ou encore la MACIF. Des coopératives font également partie de nos partenaires, Alternatives Economiques et Coopaname, une coopérative d'activité et d'emploi, qui s'est jointe par la suite. Enfin deux associations, le centre de ressources régional de l'économie sociale et solidaire d'Ile-de-France, prénommé l'Atelier, ainsi que l'IRUP, une association de formation avec laquelle nous travaillons pour dispenser les formations d'ESS à l'Université. N'oublions pas notre huitième partenaire, le Conseil Général de Seine-et-Marne, dont la présence s'explique par notre volonté d'implanter cette Chaire sur le territoire. Le Département est un pilier du développement local de l'ESS en Seine-et-Marne.

Vous avez déjà fait naître cette Chaire d'Economie Sociale et Solidaire au sein de notre Université, pourquoi avoir créé en plus une journée dédiée ? Quels en sont les objectifs ?
HD : Il s'agit de la deuxième édition de la Journée de l'Economie Sociale et Solidaire. Cet évènement a un objectif simple : faire découvrir l'économie sociale et solidaire à l'ensemble de la communauté universitaire. L'idée est vraiment de mettre l'ESS au coeur de l'Université le temps d'une journée. Les partenaires de la Chaire et les formations d'ESS se mobilisent dans ce but.

Il est bientôt 16 heures, nous sonnons pratiquement la fin de cette Journée de l'ESS, êtes-vous satisfait ?
HD : Il y a toujours quelques détails qui ne sont pas au rendez-vous mais globalement, oui, je suis satisfait. D'une part parce qu'on m'a dit qu'il y a eu plus de monde que l'année dernière, ce qui signifie que cette Journée progresse, que son festival "Vidéos solidaires" commence à être reconnu ; d'autre part les partenaires se sont particulièrement mobilisés avec des stands où ils présentaient leur structure et leurs activités aux étudiants et à l'ensemble des personnes venues à l'évènement. Sans oublier l'intervention inaugurale de Marie Bouchard venue faire une présentation sur l'ESS au Québec et qui a été appréciée de tous : d'abord parce qu'elle est une vraie découverte mais aussi parce qu'elle a su révéler de nombreux points communs entre l'ESS au Québec et l'ESS en France. Ça a été un moment fort aujourd'hui.

Une troisième édition de cette Journée de l'ESS verra-t-elle le jour l'année prochaine ?
HD : Les économistes sont bien connus pour faire des prédictions qui sont souvent des erreurs (rires) mais je vais quand même prendre le risque de dire que, oui, il est bien prévu une troisième édition, toujours fin septembre.  

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