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Viajeros e Independencia : la mirada del otro

Viajeros e Independencia : la mirada del otro

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Les voyageurs évoqués dans cet ouvrage ont tous éprouvé une réelle passion pour l’indépendance politique du Brésil et des jeunes républiques hispano-américaines. Qu’ils aient accueilli pareille nouveauté avec enthousiasme ou réprobation, leur regard de biais a souvent été étonnement perspicace. Loin, de deux poncifs traditionnellement accolés au genre - la narration grandiloquente d’une geste individuelle et le répertoire d’images pittoresques – le récit de voyage est donc élevé ici au rang de source majeure sur le « moment axial » de reconfiguration des empires, si décisif, de la décade des années 1820.


Parce que Francisco de Miranda et Alexandre de Humboldt ont mis leurs voyages au service de l’invention de la Liberté, il convenait de les considérer comme paradigmes d’une figure du voyage où esthétique et politique ont pleinement communié. C’est la naissance de la république de Colombie qui suscita ensuite l’expression d’un moment politique du voyage d’exceptionnelle intensité de la part des Européens et des Nord-américains. Les récits contradictoires de Gaspard Théodore de Mollien et de William Duane en offrent une parfaite illustration.


D’autres voyageurs nous livrent un regard original sur l’indépendance du Pérou : le capitaine Rossi ou Lafond de Lurcy témoignent ainsi d’évènements peu renseignés dans les fonds d’archives. De même, les regards croisés d’un lettré italien, Jacobo C. Beltrami, et d’un marchand anglais, William T. Penny, dressent un portrait très contrasté de la jeune république mexicaine. Mais l’ouvrage rend également compte de la façon dont on peut utiliser les récits viatiques afin d’écrire l’histoire des femmes à Lima et à Buenos Aires, à l’époque de l’Indépendance. De façon symétrique, il analyse le regard de la britannique Maria Graham, sur la condition féminine au Brésil et sur l’Indépendance de ce pays.


Le livre se clôt avec les impressions de Darwin sur la jeune république du Chili et les débuts fort chaotiques, à ses yeux, de celle du Pérou.

Les auteurs

  • Scarlett O’Phelan Godoy a achevé un cursus d’histoire à l’Université Catholique du Pérou – où elle est actuellement professeur en chaire- avant de soutenir un doctorat dans cette discipline à l’Université de Londres. Elle a été professeure invitée aux États-Unis, à l’université de Chicago et à celles du Texas, de Duke et de Virginie. Elle l’a également été à l’Université Catholique du Chili, à l’université Pablo de Olavide (Espagne) et à celle de São Paulo (Brésil). Elle a été lauréate de la bourse de recherche de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation et, en 2013, du prix d’histoire de la Fondation M. J. Bustamante de la Fuente. Elle est membre à part entière de l’Académie Nationale d’Histoire du Pérou. Parmi ses dernières publications : El general don José de San Martín y su paso por el Perú (2010), Bernardo O’Higgins y sus estancias en el Perú (2010), Mestizos reales en el Virreinato del Perú : indios nobles, caciques y capitanes de mita (2013), La Independencia en los Andes. Una historia conectada (2014) y, como directora, La Quinta de los Libertadores (2015).

En détails

Fondo Editorial del Congreso de Perú
Colección Bicentenario de la Independencia 1821-2021
Parution : novembre 2017
Illustrations, facsimilés, portraits.
464 pages, broché
ISBN 978-612-4329-26-5,
70 Soles péruviens, soit 18 €

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